05 juillet 2009

DERNIERE LETTRE OUVERTE AU POUVOIR AVANT FAILLITE MORALE ET POLITIQUE

Réseau Liberté

 ExAssignats


Monsieur le Président de la République,

dans l'esprit des Français soigneusement tenus dans l'ignorance par tous les pouvoirs usant et abusant du faux nez de l'Etat providence, la plus vive inquiétude commence insidieusement à se faire jour.

 Cette très vive inquiétude est d'abord et avant tout motivée par la révélation brutale, désormais commentée sans tabou à tous les niveaux de la société française, que la Nation est surendettée au-delà de tout sens commun.

Une telle situation, à laquelle, d'ailleurs, le traité de Lisbonne ne sera d'aucun secours sans au minimum un réel effort de redressement national, porte de plus en elle les prémisses d'une future désagrégation de l'UE contemporaine.

Entre parenthèses, ce qui pourrait advenir de mieux aux Européens serait un détricotage de cette UE politique dont vous rêvez tout éveillé mais qui, par sa nature même, n'a aucune chance de jamais fonctionner selon la volonté des peuples dits souverains.

Mais fermons la parenthèse et revenons à notre sujet brûlant du jour : l'état de la France. En voici la description, expéditive (de mon fait), peut-être, mais implacable qu'en fait Nicolas BAVEREZ sous le titre évocateur : "Emprunter plus pour dépenser plus".*

"La France est le seul des grands pays développés dont le dernier excédent budgétaire remonte à 1973 (...) La conséquence immédiate se trouve dans l'explosion de la dette publique, passée de 20 à 80% du PIB depuis 1980, avec des prévisions de 88% du PIB en 2012 et 100% en 2015".

Une première constatation conduisant sans coup férir à une première conclusion : "Au total, la dette française est sur le point de sortir de tout contrôle (...) notamment dans le cas probable d'une hausse des taux d'intérêt. La distinction entre bons et mauvais déficits relève de la casuistique".

Seconde constatation d'évidence à laquelle, M. le Président, vous ne semblez manifestement pas prêter toute l'importance (cruciale) voulue : "Loin de favoriser la croissance, la dette publique paupérise la nation et alimente le chômage".

D'où ce rappel fort à propos à d'autre temps et, bien sûr, à d'autres moeurs plus vertueuses : "Force est de constater que le désendettement à marche forcée de la France dans les années 60 est allé de pair avec une croissance de 4,5% et une situation de plein-emploi".

Le revers de la médaille étant alors, toujours selon Nicolas BAVEREZ, qu'"A l'inverse, l'emballement de la dette à partir de 1980 est indissociable du décrochage de la compétitivité du pays et de l'enfermement dans un sous-emploi structurel". N'est pas DE GAULLE qui veut...

Alors, et surtout, M. le Président, quid du grand emprunt national (et obligatoire, sussure-t-on !?) à venir ? Pour Nicolas BAVEREZ, il s'agit purement et simplement d'une illusion "qui couvre du voile du volontarisme le piège mortel des déficits et de la dette".

Pis encore, assène-t-il, "En laissant croire qu'il est possible de pérenniser les déficits et qu'il n'existe pas de limites à la capacité d'endettement de l'Etat, la France encourage la formation d'une nouvelle bulle financière autour des finances publiques".

Et Nicolas BAVEREZ de conclure : "Il est vain de fustiger la cupidité des hommes de la finance, le court-termisme des marchés et les excès du capitalisme pour appliquer des principes, des raisonnements et des techniques identiques au secteur public. Au bout du surendettement de l'Etat comme de celui des ménages ou des entreprises, on trouve toujours le krach".

M. le Président, vous ne sauriez ignorer que vous ne pourrez rien entreprendre sans avoir, au préalable, obtenu la confiance de vos concitoyens. Aussi devriez-vous écouter plus attentivement la société civile qui, légitimement, vous juge sur vos actes : "Deux ans après (Ndlr : votre élection en fanfare), la rupture n'est plus qu'une illusion et les réformes attendues ne sont qu'un ambrouillamini de mesures sans grande signification et de nul effet sur les problèmes du pays".**

M. SARKOZY, toute la question est donc désormais de savoir si le tribunal composé des 64 millions de Français que compte notre cher et vieux pays acceptera, en 2012 ou bien même avant, de vous voter des circonstances atténuantes. En ce qui me concerne, sincèrement, je ne m'en sens guère l'envie.

*Le Point No 1920 du 12 juillet 2009. **http://www.claudereichman.com/articles/peuplefidele.htm.htm

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29 juin 2009

VARESE vs JACKSON

Réseau Liberté


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Ce n'est pas que je fasse une fixation systématiquement critique sur le sondage quotidien effectué par Le Figaro.fr, mais je me demande parfois ce qui peut bien en justifier le résultat.

En effet, à la question lancinante : "Michael JACKSON a-t-il révolutionné la musique ?", sur 31.425 votants 75% d'entre eux ont voté OUI et 25% NON. Mais de quoi parle-t-on vraiment ?

Car, franchement, qu'y a-t-il de commun entre le sautillant Michael JACKSON et le génial Edgard VARESE qui, dès 1921, révolutionna toute la Musique avec un grand M avec "Amériques" ?

"La musique, qui doit vivre et vibrer, a besoin de nouveaux moyens d'expression, et la science seule peut lui infuser une sève adolescente. Je rêve les instruments obéissant à la pensée et qui, avec l'apport d'une floraison de timbres insoupçonnés, se prêtent aux combinaisons qu'il me plaira de leur imposer et se plient à l'exigence de mon rythme intérieur".*

* Déclaration d'Edgard VARESE reprise sur Wikipédia.

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28 juin 2009

PETITION A NICOLAS SARKOZY

Réseau Liberté

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Une pétition vient dêtre lancée sur www.relancedurable.fr/ dans laquelle il est instamment demandé au chef de l'Etat de reprendre ses esprits. Car après la rupture avortée, il n'est plus d'autre salut que le sursaut.

L'explosion des comptes publics, qui plus est en pleine crise économique, exige du Pouvoir qu'il prenne, s'il en est encore temps, toutes ses responsabilités pour éviter le pire à la France et aux Français.

L'idée de grand emprunt national, lancée en désespoir de cause et soi-disant pour préparer l'avenir, relève sans conteste de la fuite en avant et montre à quel point nos gouvernants sont hors de tout bon sens.

"Pour favoriser le retour de la croissance, notre gouvernement doit plutôt permettre à tous de conserver le fruit de leur travail, d'épargner, d'investir et d'entreprendre. Réduire le fardeau fiscal de tous les particuliers et des entreprises, simplifier la réglementation du travail et réformer l'Etat pour diminuer la dépense publique sont les bonnes façons de relancer la croissance".*

En fait, la rupture aurait dû revêtir les atours de ce programme simplissime, parfaitement cohérent et surtout immédiatement applicable, dans le sillage de l'élection de 2007, par un gouvernement resserré de quinze ministres.

Comme on ne peut pas revenir en arrière, je ne suis nullement sûr qu'il soit encore possible, tant la situation s'est dégradée en deux ans, d'entreprendre ce qui ne l'a pas été au moment opportun et quarante ministres n'y changeront rien.

"Puisque l'Etat ne fait que redistribuer de l'argent, nous, signataires, ne croyons pas que l'envolée des dépenses publiques soit efficace contre la récession en cours - pas plus qu'elle n'a permis de sortir les Etats-Unis des années 1930 de la dépression, ou n'a sauvé l'économie japonaise dans les années 1990".*

 En quelques mois (deux ans ne font guère que 24 mois), le déficit de la France bondit à 7% (7,5% ?) du PIB, soit quelque 140 milliards d'euros, et la dette publique s'envole à près de 80% (de l'ordre de 1.427 milliards d'euros et plus encore) !

Ces montants ne sont pas soutenables, surtout pour un pays qui n'est plus capable de générer que ruine économique et sociale. Gouverner à l'aveugle au milieu de tels écueils, toujours plus nombreux et acérés, relève purement et simplement du suicide collectif.

* "Avec tout le respect dû à votre fonction, Monsieur le Président, ce n'est pas vrai" : www.relancedurable.fr/.

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27 juin 2009

ILS SONT FOUS, CES GAULOIS : PIQÛRE DE RAPPEL

Réseau Liberté

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Réponse dans Le Figaro & vous de ce jour à la question (qui tue) posée hier aux lecteurs du Figaro.fr :

"Faut-il augmenter les impôts pour combler les déficits publics ?"

 Résultat sans appel : OUI 21%, NON : 79%.

Comment ça, je me fous de votre gueule (pour les initiés) !?

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26 juin 2009

LE BAL DES CATASTROPHES

Réseau Liberté

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 La mort brutale mais non imprévisible du malheureux Michael JACKSON est ressentie à l'instar d'une catastrophe planétaire. Les médias audiovisuels bêlants. RIP.

Hier, la jeune iranienne NEDA était assassinée à Téhéran d'une balle en pleine poitrine. les images de sa mort violente ont fait le tour de la planète et puis plus rien. RIP.

Le monde contemporain étant ce qu'il est, une catastrophe peut du jour au lendemain en cacher une autre en brouillant irrémissiblement toutes les pistes. RIP.

Librement ! Philippe (Sully) ROBERT, membre du Parti libéral démocrate http://sully1.typepad.com 02400 FRANCE

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25 juin 2009

ILS SONT FOUS CES GAULOIS !

Réseau Liberté

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Parlons peu mais parlons bien et laissons la parole à Vincent BENARD, président de l'Institut HAYEK (http://www.fahayek.org) qui, à très juste titre, déclenche un terrible tir de barrage, sur www.objectifliberte.fr, ou encore (flux RSS) http://feeds.feedburner.com/typepad/objectifliberte, contre la nouvelle lubie de sortie de crise perpétuelle que nos gouvernants veulent, en toute impunité, infliger au peuple français inconscient du danger.

Sous le titre évocateur de "Grand emprunt d'Etat : ces farceurs qui nous gouvernent...", Vincent se livre donc à une critique féroce de ce nouveau coup d'épée dans l'eau consistant pour l'Etat en faillite, une fois de plus (de trop ?), à cacher la m... au chat (c'est moi qui le dis et le revendique Ô combien !). Pour tout savoir de ce énième délire étatique, je vous invite instamment à prendre connaissance du texte in extenso de M. BENARD en cliquant sur les adresses précitées.

Mais avant tout désireux de justifier mon choix en vous mettant l'eau à la bouche, je ne résiste pas au plaisir de transcrire ici même la fantastique leçon de pédagogie offerte par Vincent BENARD sur cet emprunt national auquel, d'ailleurs, Henri GUAINO se dit prêt à souscrire "par civisme" (suivez mon panache blanc), et dont la mise en oeuvre, sans coup férir, va coûter la peau des fesses (et même plus) aux Français :

"En gros, imaginez un ménage qui gagnerait 24.000 € par an (la moyenne chez nous) qui en dépenserait 36.000, qui aurait déjà 140.000 € de dettes (compter 12.000 € de remboursement annuel dont 5.500 en intérêts, et à taux variable en plus...), et qui irait voir son banquier en lui disant ceci :

"Euh, on s'était trompé dans notre budget prévisionnel, on va claquer 7900 € en trop cette année, ah, pardon, 10.400, ah euh, désolé, 14.000, oui, je sais, pour la comptabilité, on est un peu à la ramasse, mais bon, on a une super idée pour passer l'hiver, on va faire un nouvel emprunt, mais promis, juré, craché, "cet emprunt financera des investissements utiles, et pas le mauvais déficit que nous avons accumulé avant". Comment ça, je me fous de votre gueule ?

"Non, je vous jure que cette fois-ci, on va pas claquer tout ce pognon dans nos dépenses courantes, on va financer des dépenses uuhhh-tiiiiiles.

"Uh-tiiles, quoi... Tiens, on va mettre une éolienne dans notre jardin, pour économiser le CO2. Et on va acheter une nouvelle cage pour le hamster ! Après ça, on fera tellement de croissance que vous pleurerez pour nous reprêter encore plus de pognon !

"Comment ça, un plan de rigueur pour nos comptes ? Vous n'y pensez pas, tout de même. Il ne manquerait plus qu'on nous demande de faire preuve de retenue. On relance la consommation, nous ! Et en plus, notre dette est notée AhAhAh par FICHTRE, STANDARD & PAUVRES, et GOOFY'S.

"Que dirait le banquier à votre avis ? En l'occurrence, le gouvernement voudrait que le banquier ce soit moi. Quels farceurs, tout de même".

 Voilà, tout est dit. Selon M. BENARD et, je pense, une majorité de gens de bon sens auxquels je me targue d'appartenir, Bernard MADOFF ne serait qu'un aimable épicier de quartier à côté des pieds nickelés qui, sous prétexte de démocratie, jettent l'argent des autres par les fenêtres ! Le tout breveté et emballé sans aucune garantie du gouvernement (le fameux SGDG du tous responsables mais pas coupables) en quelque sorte !

Vous avez dit : confiance ? Non, rien vu passer de semblable depuis au moins trente ans que je suis là ! Désolé.

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L'AUBERGE ESPAGNOLE

Réseau Liberté

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Le comble de la goujaterie gouvernementale : la proposition de recasement faite à Christine ALBANEL de prendre la place laissée vacante par Frédéric MITTERRAND à la Villa Médicis qui, lui-même, a pris le fauteuil de la Culture à peine refroidi du ministre viré pour cause d'HADOPI merdeux !

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24 juin 2009

NOS ANCÊTRES LES GAULOIS...

Réseau Liberté

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Les médias bruissent comme des insectes enragés du seul aspect superficiel, "pipole" même dirais-je en pensant à Carla, du remaniement ministériel : un MITTERRAND sinon rien !

En revanche, pas un traître mot sur la tâche à accomplir pour nous tirer des pattes puisque le pouvoir, pris dans les rets de sa rupture avortée, a visiblement choisi la fuite en avant.

Si la situation est grave mais pas (encore) désespérée, craignons cependant qu'à force de défier la providence, le ciel, lassé de tant d'incurie, ne nous tombe réellement sur la tête...

Librement ! Philippe (Sully) ROBERT, membre du Parti libéral démocrate http://sully1.typepad.com 02400 FRANCE

 

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22 juin 2009

SARKOZY AU CONGRES

Réseau Liberté

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C'est avec un profond ennui que j'ai écouté Nicolas SARKOZY discourir à Versailles; car c'est bien un florilège d'incantations qui nous a été délivré au prix du luxe.

A l'évidence, le Président tente désespérément de gagner du temps après avoir perdu un temps fou à lancer, en vrac, un train de réformes pour la plupart lacunaires.

En fait, de tout cela je ne retire qu'une certitude bien ancrée : en délivrant ces annonces sans grand souffle ni véritable portée, le chef de l'Etat espère tenir jusqu'à 2012.

Librement ! Philippe (Sully) ROBERT, membre du Parti libéral démocrate http://sully1.typepad.com 02400 FRANCE

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21 juin 2009

DE LA BURQA AU XXIe SIECLE

Réseau Liberté

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A l'instar d'AYAAN HIRSI ALI, SHAHDORT DJAVANN et de toutes les femmes persécutées par l'islam, on ne dira jamais assez que le problème, plus aigu que jamais au XXIe siècle, c'est le Prophète et le Coran.

 Si, pour tout un tas de raisons, dont la première d'entre elles ressemble furieusement à de la lâcheté, nous, Occidentaux, voulons en récuser l'évidence, alors ne nous étonnons pas d'en subir toutes les rigueurs.

Ainsi, n'est-ce pas faire acte de lâcheté de se cacher que dans l'état actuel de l'islam, toujours égal à lui-même depuis treize siècles, aucune harmonie n'est humainement possible entre deux mondes, l'Occident précurseur et l'Orient en panne, aussi discordants ?

Pis encore, n'est-ce pas faire acte de capitulation en rase campagne de promouvoir la finance dite islamique dont le fonctionnement, Mme Lagarde ne doit pas l'ignorer, relève directement de la loi coranique, la chariâ ? L'irénisme peut tuer.

Ce n'est pas parce que nous sommes tous frères humains que nous devons sans coup férir trouver un terrain d'entente où les parties en présence, explicitement irréconciliables, joueraient à guichets fermés : Embrassons-nous, Folleville !

"A l'heure actuelle, c'est à l'islam et non à la civilisation européenne ou ses valeurs démocratiques que les immigrants accordent une légitimité politique (...) Ils acceptent les institutions européennes dans la mesure où celles-ci ne freinent pas l'expansion de l'islam. Ils les rejettent quand elles deviennent un obstacle". *

Dès lors que l'Europe n'a pas su prendre conscience à temps du changement de ton de ceux qu'elle accueillait en son sein, il ne lui restait plus, en l'absence de tout sursaut salvateur, qu'à s'adapter elle-même aux lois des entrants.

C'est donc seulement aujourd'hui, quand la situation est devenue quasiment irréversible à notre détriment, que nous prenons des mesures qui, finalement, ne font qu'aggraver durablement un état que nous avons nous-mêmes largement contribué à créer.

Plus grave encore, selon Guy MILLIERE**, l'islam radical a désormais un allié à la Maison Blanche en la personne de Barack OBAMA qui "est porteur d'un relativisme aux orientations très douteuses. Cela s'est vu lors des autres étapes de son voyage : à Riyad où il s'est à nouveau courbé devant le monarque saoudien et, surtout, au Caire où il a prononcé un discours scandaleux".

A mon sens, ce relativisme à géométrie variable prend toutes les allures d'une démarche très dangereuse consistant, pour l'Occident, à courber servilement l'échine devant un islam que son arriération revendiquée rend d'autant plus conquérant qu'il est farouchement sûr et certain de sa primauté de droit divin !

J'en veux pour preuve le communiqué narcotique du Conseil français du culte musulman (CFCM) en date du 20 juin dernier, signé Mohammed MOUSSAOUI, dont voici trois extraits des plus révélateurs :

-1. "Le CFCM rappelle que les musulmans de France sont dans leur immense majorité soucieux de vivre leur foi sereinement au sein de la communauté nationale, dans le cadre du strict respect des lois de la République".

-2. "Le Conseil français du culte musulman rappelle également que les libertés individuelles, si chèrement acquises, font partie intégrantes des fondements de notre République, et ne peuvent être limitées qu'en proportion des impératifs de l'ordre public".

En foi de quoi le CFCM, créé ex nihilo par Nicolas SARKOZY en 2003 soucieux de ne rien laisser au hasard, pose directement ses conditions - et comme cela tombe bien - au plus haut niveau de l'Etat en ces termes impératifs :

- 3. "Le Conseil français du culte musulman appelle le Président de la République, Monsieur Nicolas SARKOZY, garant de la cohésion nationale, à réitérer la force et l'actualité de ces principes".

Question naïve posée par votre serviteur : malgré toutes les lois de la République une, indivisible et laïque, ces signaux caméléons émis par une religion où le divin ne laisse aucune place au profane ne sont-ils pas, sur un mode politique sectaire, l'expression répétée à l'envi d'un coup d'Etat permanent ?

Hou le vilain islamophobe dira-t-on qui, à bout d'arguments réellement recevables, ne sait plus qu'agiter la théorie du complot pour mieux apeurer les foules sereines qui ne demandent, tout le monde sait cela, qu'à vivre en paix dans l'amitié reconquise de haute lutte des peuples !

Dans ces conditions, il faut aussi considérer que Rachid KACI (www.ladroitelibre.com), président de la Droite Libre au sein de l'UMP et Français musulman lui-même, s'adonne à la répugnante théorie du complot quand il déclare ("Lettre de la Droite Libre" en date du 20 juin 2009) :

"Cette polémique (ndlr : sur la burqa), au mieux inutile au pire irresponsable, démontre un manque flagrant de discernement politique et de connaissance des adversaires de notre République laïque. Nous avons affaire à des mouvements fondamentalistes qui se partagent les rôles entre les plus extrémistes et les pseudo réformateurs".

 Explication de texte : "Nous sommes donc montés d'un cran. Le voile, comme la burqua, comme le refus de la mixité dans les piscines, comme le refus de voir les femmes soignées par des médecins hommes... sont l'incarnation d'une même idéologie intégriste dont l'objectif est de détruire notre modèle de société libérale".

D'où ce conseil d'ami : "Il serait temps d'ouvrir les yeux et ne pas tomber dans le piège. Il y aurait presque un parallèle à faire avec la situation en Iran où deux camps semblent s'affronter, celui de AHMADINEJAD, jugé dangereux, et celui de MOUSSAVI, jugé ouvert et plus tolérant. Or, il s'agit de deux faces d'une même pièce, d'une même idéologie...".

Je conclurai donc, toujours en compagnie du très lucide et bien placé pour le dire Rachid KACI, par cette citation extraite de son dernier ouvrage paru en mai dernier*** (p. 56) :

"Ce communautarisme islamique s'exprime de multiples façons au sein de la société française actuelle, qu'il entreprend de violenter pour la contraindre à lui faire une place de plus en plus grande. Cette place lui est due puisqu'il est porteur de la vérité transmise par le Coran, que Dieu fera triompher partout. Cette conviction est d'autant plus forte que, la déchristianisation aidant - signe supplémentaire pour les islamistes que le christianisme était erroné - l'islam pénètre dans le mou d'une société relativiste, que les anticléricaux d'antan ont habituée à lutter contre l'Eglise, mais qui n'est absolument pas préparée à cette nouvelle confrontation".

On a beau dire pis que pendre de l'Eglise et de son pape pèlerin, et plus généralement de tout ce qui est chrétien, mais en bon protestant adepte d'un pragmatique éclairé je ne cesserai, après le grand pape Jean-Paul II, de soutenir l'oeuvre de rechristianisation universelle à laquelle s'est consacré Benoît XVI : le sort de l'Europe (et plus largement de l'Occident) en dépend.

Alors quid de la théorie du complot ? Allons donc : "Moi, j'ai dit bizarre, bizarre, comme c'est étrange ! Pourquoi aurais-je dit bizarre, bizarre ?" (Louis JOUVET dans "Drôles de dames").

* Christopher CALDWELL, "Reflections on the Revolution in Europe", Penguin.

** L'article de Guy MILLIERE (http://MGuymilliere@aol.com) in Les 4 Vérités Hebdo (www.les4verites.com) No 696 du 19 juin 2009 : "L'islam radical a un allié à la Maison Blanche".

*** Rachid KACI : "Comment peut-on être Français", aux éditions Larousse (mai 2009). Librement ! Philippe (Sully) ROBERT, membre du Parti libéral démocrate http://sully1.typepad.com 02400 FRANCE