LE DOUTE N'EST PLUS PERMIS bis repetita placent
Dans sa dernière Nouvelle Lettre No 916 du 28 avril 2007, Jacques Garello débute son éditorial en ces termes : "Je vous ôterai tout de suite d'un doute : je ne voterai pas pour Ségolène ROYAL. Par contraste je me résigne à donner mon suffrage à Nicolas SARKOZY, car à l'heure où j'écris ces lignes il ne me paraît pas tout à fait sûr de son affaire".
Voilà qui est dit et bien dit : M. de La Fayette, dont j'ai fait mon confident le temps d'un premier tour d'ailleurs très mal fréquenté pour la plupart, peut désormais se rendormir en toute sérénité. Car "Même si le candidat de la droite semble se désintéresser du vote libéral, le vote libéral ne peut pas aller jusqu'à installer à l'Elysée une socialiste incompétente".
je confirme donc que je voterai moi-même le 6 mai prochain dans le même sens que Jacques Garello tout en précisant bien, comme lui, que "je n'attends rien de très libéral dans les mois à venir". C'est en effet toute l'ambiguïté de cette campagne à droite qui n'autorise pas encore les libéraux à dépasser leur rêve d'un vrai sursaut politique dès 2007.
Car la vérité, c'est qu'"En 2007, nous ne pouvons plus accorder de crédit à quiconque. Nous ne pouvons guère compter que sur nous-mêmes. Quelle que soit l'issue du scrutin, il faudra donc se hâter de poser les bases d'une reconstruction libérale, sans doute plus réaliste et plus riche de promesses que la reconstruction d'un centre". A bon entendeur...
"Bref, nous ne pouvons nous endormir sur un succès qui n'est pas le nôtre. Il faut redoubler de vigilance et de présence. Nous continuerons à camper au coeur de la société civile, parce que c'est là qu'on peut mobiliser et rassembler les énergies, pour pouvoir 'pousser'. Comme je l'ai dit, les réalités feront le reste". Mais nous aurons ainsi fait notre devoir.
J'admire profondément la foi libérale du charbonnier qui, depuis quarante ans, anime l'ALEPS* dont Jacques Garello est le président ! Mais de même que la science n'avance qu'avec force tâtonnements pour atteindre, in fine, à la vérité scientifique, de même les libéraux mettent-ils un point d'honneur à séparer, patiemment, le bon grain de l'ivraie dans l'esprit confus des Français.
"Aujourd'hui, il est urgent de libérer le travail, mais aussi de cesser de dénoncer la mondialisation (...) Pour faire avancer la France, il faut une vision, des priorités, des choix d'hommes et une mesure rigoureuse et régulière des résultats. Il convient que l'Etat s'applique les disciplines qui font réussir les entreprises, même si ses objectifs ne peuvent être strictement les mêmes"**.
* Association pour la Liberté Economique et le Progrès Social (www.libres.org).
** Henri de Castries, président du directoire d'AXA.
Librement !
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