Le matraquage médiatique s'attachant plus spécialement à la forme que va prendre la séance de voeux à la Nation de Nicolas Sarkozy est maximal : il paraît même que le chef de l'Etat s'exprimera... debout !
A la limite, on s'en fout complètement que le Président parle debout, assis ou autrement. Ce que les Français attendent, c'est de savoir si le Pouvoir va enfin leur offrir les moyens de recouvrer dignité et prospérité.
Nicolas Sarkozy, nous sussure-t-on, devrait annoncer la poursuite des réformes; mais quelles réformes ? Car, à ce jour, nous n'avons eu vraiment droit qu'à une suite biscornue de réformettes souvent à peine ébauchées.
Ce que les Français aimeraient donc entendre sortir de la bouche du Président, c'est l'assurance d'une mise en oeuvre immédiate des réformes structurelles s'il ne veut pas, en 2012, n'avoir présidé qu'un quinquennat blanc.
Ces réformes structurelles sont en priorité les suivantes : une réforme drastique de l'Etat, la réforme généralisée de la fiscalité et, de plus en plus urgente, la réforme d'une sécurité sociale en voie d'implosion.
Dans la négative, Nicolas Sarkozy confortera ceux qui lui ont fait confiance dans l'idée émergente qu'il n'est finalement pas capable, en dehors de discours bien léchés, de conduire une vraie rupture, vitale pour la France.