Autres temps, autres moeurs : il était temps, en effet, que l'honnête homme (au sens noble du XVIIème siècle) se lève enfin pour clamer haut et fort que nos moeurs antérieures et d'ailleurs, hélas, toujours actuelles n'avaient plus cours.
Voilà aussi une belle façon de démontrer à tout un peuple captif d'une pensée unique pétrifiante qu'il est possible, dans un espace désormais
planétaire et en perpétuelle évolution, de rejoindre l'élan libérateur ainsi créé.
Ivan RIOUFOL, l'auteur intrépide de "De l'urgence d'être réactionnaire" (PUF, décembre 2011), intitule un chapitre majeur de son livre : "Les nouveaux corsaires de la République", une haute qualité qui me ravit le coeur !
Interpellant ceux qui, selon lui, sont le problème et qu'il dénomme par dérision les gentilsgens, "cette nouvelle aristocratie du camp du bien qui s'évente devant les manants et accuse le seul capitalisme dévoyé", RIOUFOL écrit :
"Le temps est venu de déconstruire les déconstructeurs, de sermonner les sermonneurs, de juger les juges, de mettre le nez des sociologues, des démographes et des journalistes militants sur ce qu'ils ne veulent pas voir, de passer outre les oukazes des maîtres-censeurs, ces combattants d'arrière-garde qui n'ont cessé de jouer sur la confiance des gens en se faisant passer pour vertueux".
Saperlipopette ! Qui est-il donc ce journaliste réac au verbe inspiré et incisif qui ose ainsi s'en prendre à l'establishment en l'accusant, preuves à l'appui, d'avoir mis la France en coupe réglée jusqu'à en avoir monstrueusement abîmé l'âme, le coeur et l'esprit ?
Réponse : "Mais le réac d'aujourd'hui n'est ni un grincheux, ni un provocateur, ni un idéologue, ni un extrémiste. Le progrès ne lui fait pas peur, puisque c'est pour le défendre qu'il s'engage. Cependant, il est devenu résistant à force d'encaisser et de prendre sur lui. Il ne veut pas rejoindre l'agonisant qui flotte au fil de l'eau, et qui vous ressemble. Disons, pour rester dans l'imagé, qu'il est le saumon qui remonte à contre-courant pour préserver sa survie liée à son espèce. La sienne s'appelle la démocratie libérale héritée de Tocqueville".
Face à ce que nous sommes obligés de vivre chaque jour que Dieu fait de falsifications et autres impostures destinées à endormir le peuple pour mieux l'asservir, cette authentique déclaration d'amour pour la Liberté de la part d'un homme d'une grande sincérité m'émeut profondément.
Nous sommes en effet de plus en plus nombreux à penser qu'il faut donner un coup d'arrêt à tout ce qui, aujourd'hui, concourt à la perte de sens moral et intellectuel des Français abusés. Aussi est-il désormais de notre devoir le plus sacré d'armer en course.
Librement !
Philippe S. ROBERT
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